La Science des Systèmes

juillet 10, 2008

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Il est impressionnant de noter que les travaux de celui dont la pensée sociale est à l’origine même des thèmes de « société de consommation » et du « village planétaire » demeure aussi méconnu du grand public en général.

La cybernétique est une science du contrôle des systèmes, vivants ou non-vivants, fondée en 1948 par le mathématicien américain Norbert Wiener.

Notre monde est intégralement constitué de systèmes, vivants ou non-vivants, imbriqués et en interaction.
Peuvent ainsi être considérés comme des systèmes: une société, une économie, un réseau d’ordinateurs, une machine, une entreprise, une cellule, un organisme, un cerveau, un individu, un écosystème …
Les ordinateurs et toutes les machines intelligentes que nous connaissons aujourd’hui sont des applications de la cybernétique, la cybernétique su aussi fournir des méthodes puissantes pour le contrôle de deux systèmes importants: la société et l’économie.

Un système cybernétique peut être défini comme un ensemble d’éléments en interaction, les interactions entre les éléments peuvent consister en des échanges de matière, d’énergie, ou d’information. Ces échanges constituent une communication, à laquelle les éléments réagissent en changeant d’état ou en modifiant leur action. La communication, le signal, l’information, et la rétroaction sont sont des notions centrales de la cybernétique et de tous les systèmes, organismes vivants, machines, ou réseaux de machines.

Lorsque des éléments sont organisés en un système, les interactions entre les éléments donnent à l’ensemble des propriétés que ne possèdent pas les éléments pris séparément. On dit alors que « le tout est supérieur à la somme des parties ». Par exemple, un animal manifeste des propriétés (courrir, chasser, guetter, attaquer…), que ne manifestent pas ses organes pris séparément. Et ces organes eux-mêmes sont des systèmes qui possèdent des propriétés que ne possèdent pas leurs éléments, à savoir les cellules, etc. De même, une machine (par exemple un ordinateur) possède des propriétés supérieures à celles de la somme de ses composants.

Notre monde est intégralement constitué de systèmes, vivants ou non-vivants, imbriqués et en interaction.

Une science du contrôle social

La cybernétique peut être considérée comme particulièrement déterminante à l’ère de l’information et des systèmes complexes. La maîtrise des systèmes complexes que nous avons créés, ainsi que la compréhension de cet autre système complexe qu’est la biosphère, font partie des enjeux majeurs pour le 21è siècle.

Le type de société qui émerge aujourd’hui dans les pays industrialisés découle directement des applications de la cybernétique: processus de robotisation de la production, réseaux financiers mondialisés, nouvelles méthodes de management et d’organisation de l’entreprise, réseaux de communication et réseaux informatiques, nouveaux systèmes d’armes intelligentes…

La cybernétique est par essence une science du contrôle et de l’information, visant à la connaissance et au pilotage des systèmes. La signification étymologique du mot cybernétique désigne « l’action de manoeuvrer un vaisseau, de gouverner » (du grec Kubenêsis).

Lorsque la cybernétique a été inventée, le gouvernement américain souhaitait la classer « secret défense ». Grâce à l’opposition de Norbert Wiener, la cybernétique a été rendue publique mais sa diffusion a été restreinte à un cercle de spécialistes. Actuellement, la plupart des livres sur la cybernétique sont « épuisés chez l’éditeur », et la plupart des gens ignorent ce qu’est la cybernétique (ou bien ils l’associent à tort à la mode « cyber » ou aux jeux vidéo).

Norbert Wiener était conscient de l’impact que les applications de la cybernétique allaient avoir sur la société. Dans un livre publié en 1950, « Cybernétique et société », il prévoit la fin du travail humain remplacé par des machines intelligentes, et met en garde les responsables politiques contre les conséquences d’une utilisation de la cybernétique qui ne serait pas accompagnée par une évolution « post-industrielle » des structures de la société, dans laquelle l’homme pourrait enfin être libéré du travail. Faute de quoi avait-il prévenu, nous assisterons à un développement sans précédent du chômage et de l’exclusion sociale, pouvant à terme conduire à l’effacement progressif de la démocratie.

Mais la cybernétique pourrait aussi constituer une source d’inspiration positive et féconde pour l’invention d’un « capitalisme à visage humain », conciliant l’homme, l’économie, et l’environnement.

ci-dessus: Norbert Wiener, en compagnie du président Lyndon Johnson et de Vanevar Bush (à gauche de Johnson), un autre scientifique fondateur de l’ère cybernétique et membre de l’organisation MJ12.

http://www.syti.net/Cybernetics.html

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.Le Groupe de Bilderberg a été fondé par en 1954 à l’Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l’invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.

Le Groupe de Bilderberg est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, des responsables de l’armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires.

Très structuré, le Groupe de Bilderberg est organisé en 3 cercles successifs.
Le « cercle extérieur » est assez large et comprend 80% des participants aux réunions, triées sur le volet en fonction de différents critères pour prendre part aux réunions du groupe.
Le deuxième cercle, beaucoup plus fermé, est le Steering Committee (Comité de Direction). Il est constitué d’environ 35 membres, exclusivement européens et américains. Ils sont très proches des objectifs et des stratégies du Groupe. Les membres américains sont également membres du CFR.
Le cercle le plus central est le Bilderberg Advisory Committee (Comité consultatif). Il comprend une dizaine de membres, quasi-permanents, les seuls à connaître intégralement les stratégies et les buts réels de l’organisation.

Pour ceux qui enquêtent sur les réseaux de pouvoir, le Groupe de Bilderberg est un véritable gouvernement mondial. Au cours de ses réunions, des décisions stratégiques essentielles y sont prises, hors des institutions démocratiques où ces débats devraient normalement avoir lieu. Les orientations stratégiques décidées par le Groupe de Bilderberg peuvent concerner le début d’une guerre, l’initiation d’une crise économique ou au contraire d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires ou boursières majeures, les alternances politiques dans les « démocraties », les politiques sociales, ou encore la gestion démographique de la planète. Ces orientations conditionnent ensuite les décisions des institutions subalternes comme le G8 ou les gouvernements des états.

Les membres du Groupe de Bilderberg s’appellent eux-mêmes les « Bilderbergers ». Ils sont choisis uniquement par cooptation. Le Groupe de Bilderberg se réunit une fois par an pendant environ 4 jours. Les réunions ont lieu chaque année au printemps dans une ville différente, mais toujours dans des châteaux ou des hôtels luxueux, entourés d’un parc ou situés en pleine nature, et si possible équipés d’un golf. Les réunions sont protégées par plusieurs centaines de policiers, militaires, et membres des services spéciaux du pays d’accueil. Si la réunion a lieu dans un hôtel, celui-ci est vidé de ses occupants une semaine avant l’arrivée des Bilderbergers. Les invités sont déposés par un ballet d’hélicoptères noirs et par des limousines aux vitres fumées avec la lettre « B » sur le parre-brise.

Les discussions se tiennent à huis-clos. Quelques journalistes dévoués à la « pensée unique » peuvent être parfois présent, mais rien ne doit filtrer des discussions. Il est interdit de prendre des notes ou de faire des déclarations à la presse. Mais quelques photographes arrivent malgré tout à prendre des photos à l’extérieur, au moment de l’arrivée des invités.

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securityRichard Perle 2003

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Liste des participants à la réunion de 2007, par ordre alphabétique :

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George Alogoskoufis Ministre grec de l’économie et des finances
Ali Babacan Ministre turc des affaires étrangères
Edward Balls Economic Secretary to the Treasury, Grande Bretagne
Francisco Pinto Balsemão PDG Impresa, ex premier ministre du Portugal
José Manuel Barroso President de la Commission Européenne
Queen Beatrix Reine des Pays-Bas
Franco Bernabé Vice-président de Rothschild Europe
Nicolas Beytout Rédacteur en chef du journal Le Figaro
Carl Bildt Former Prime Minister (Sweden)
Hubert Burda PDG de Hubert Burda Media Holding (Belgique)
Philippe Camus PDG de EADS
Henri de Castries PDG d’AXA
Juan Luis Cebrian PDG du groupe PRISA media group (Espagne)
Kenneth Clark Député de Grande Bretagne
Timothy C. Collins PDG de Ripplewood Holdings LLC (USA)
Bertrand Collomb PDG de Lafarge
George A. David PDG de Coca-Cola
Etienne Davignon Président du Groupe de Bilderberg, président et fondateur de l’European Round Table (lobbie des multinationales européennes auprès de la Commission Européenne), ex vice-président de la Commission Européenne, membre de la Commission Trilatérale, membre du directoire du think tank Centre for European Policy Studies, ancien ministre belge des affaires étrangères, président de l’Association pour l’union monétaire en Europe, premier président de l’Agence Internationale de l’Energie, président de la Société Générale de Belgique, vice-président de Suez-Tractebel, administrateur de Kissinger Associates, Fortis, Accor, Fiat, Suez, BASF, Solvay, Gilead, Anglo-american Mining, entre autres…
Kemal Dervis Administrateur de UNDP (Turquie)
Anders Eldrup President de DONG A/S (Danemark)
John Elkann Vice-président de Fiat
Martin S. Feldstein Président du National Bureau of Economic Research (USA)
Timothy F. Geithner President de la FED (banque centrale américane) de New York
Paul A. Gigot Editorialiste au Wall Street Journal
Dermot Gleeson PDG de AIB Group
Donald E. Graham PDG du Washington Post
Victor Halberstadt Professeur d’économie à l’université de Leiden (Pays-Bas) et ex secrétaire général des meetings du Bilderberg
Jean-Pierre Hansen PDG de Suez-Tractebel
Richard N. Haass President du Council on Foreign Relations (CFR)
Richard C. Holbrooke Vice-président de Perseus LLC
Jaap G. Hoop de Scheffer Secretaire Général de l’OTAN
Allan B. Hubbard Conseiller de Bush pour la politique économique, et directeur du National Economic Council
Josef Joffe Rédacteur en chef du journal allemand Die Zeit
James A. Johnson Directeur général adjoint de Perseus LLC
Vernon E. Jordan Jr.Senior Managing Director de la banque Lazard Frères
Anatole Kaletsky Editorialiste du journal The Times
John Kerr of Kinlochard Président de Royal Dutch Shell plc (the Netherlands)
Henry Kissinger Président de Kissinger Associates, ministre des affaires étrangères de Nixon (placé auprès de lui par Rockefeller)
Mustafa V. Koç Président de Holding A.S. (Turquie)
Fehmi Koru Journaliste à Yeni Safek (Turquie)
Bernard Kouchner Ministre français des Affaires étrangères
Henry R. Kravis Founding partner de Kohlberg Kravis Roberts & Co. (USA)
Marie-Josée Kravis Membre de la direction de l’Hudson Institute (USA)
Neelie Kroes Commissaire européenne à la concurrence
Ed Kronenburg Directeur du Private Office au quartier général de l’OTAN
William J. Luti Conseiller spécial de Bush pour la politique de défense, et stratège au National Security Council (NSC)
Jessica T. Mathews Presidente du think tank Carnegie Endowment for International Peace
Frank McKenna Administrateur du Carlyle Group, ex ambassadeur du Canada aux Etats-Unis
Thierry de MontbriaPrésident de l’IFRI (think tank français de politique internationale)
Mario Monti Ex Commissaire européen au marché intérieur, président de l’Université Luigi Bocconi de Milan
Craig J. Mundie Ingénieur en chef, reponsable des stratégies avancées de Microsoft
Egil Myklebust Président du directoire de SAS Norsk Hydro (Norvège)
Matthias Nass Editorialiste du journal allemand Die Zeit
Adnrzej Olechowski Leader Civic Platform (Poland)
Jorma Ollila PDG de Nokia
George Osborne Futur ministre des finances britannique en cas de victoire des Conservateurs
Tommaso Padoa-Schioppa Ministre des finances de l’Italie
Richard N. Perle Membre de l’American Enterprise Institute for Public Policy Research (think tank américain)
Heather Reisman PDG de Indigo Books & Music Inc. (Canada)
David Rockefeller Grand banquier (ex PDG de la Chase Manhattan Bank), co-fondateur du Groupe de Bilderberg, président et co-fondateur du CFR, président et co-fondateur de la Commission Trilatérale
Matías Rodriguez Inciarte Vide-président exécutif du groupe Santander Bank (Espagne)
Dennis B. Ross Directeur du Washington Institute for Near East Policy (think tank américain pour la politique étrangère au Moyen-Orient)
Otto Schily Député allemand, ex ministre de l’Intérieur, membre du Committee on Foreign Affairs
Jürgen E. Schrempp Ex-PDG de Daimler Chrysler
Tøger Seidenfaden Rédacteur en chef du journal Politiken (Danemark)
Peter D. Sutherland PDG de BP et administrateur de Goldman Sachs
Giulio Tremonti Ex ministre des finances de Berlusconi, vice-président du parlement italien
Jean-Claude Trichet Gouverneur de la Banque Centrale Européenne
John Vinocur Journaliste en chef à l’International Herald Tribune
Jacob Wallenberg PDG de la banque Investor AB
Martin H. Wolf Journaliste économique au Financial Times
James D. Wolfensohn Ex-président de la Banque Mondiale
Robert B. Zoellick Sécrétaire d’état et négociateur américain au commerce
Klaus Zumwinkel Président du directoire de Deutsche Post
Adrian D. Wooldridge Journaliste du magazine The Economist

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– Aucune conférence de presse n’a lieu avant ou après la réunion.
– Les discussions se tiennent à huis-clos.
– Il est interdit aux Bilderbergers de prendre des notes ou de faire des déclarations à la presse.
– Les discussions menées au sein du groupe sont organisées de façon à obtenir un consensus parmi les membres, sans devoir recourir à un vote ni à l’adoption de résolutions quelconques. Le standing et l’influence détenue par les participants sont tels que si un consensus se forme autour d’un projet d’action, celui-ci pourra être réalisé plus facilement et plus rapidement.

Chaque réunion annuelle (officiellement la seule) se prolonge par de nombreux contacts restreints entre des membres de sous-commissions, sur un problème particulier concernant un point précis, l’ensemble étant organisé en faisceaux regroupés au niveau supérieur.

Cette année, la 56e conférence de Bilderberg s’est déroulée du 5 au 8 juin 2008 à l’hotel Westfields Marriott de Chantilly en Virginie, à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport international de Washington Dulles.

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Liens vidéos:

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– Une chaîne de télévision belge relaye le Meeting de juin 2000 près de Liège (Cliquez ici)

– Le Bilderberg 2007 à l’affiche à la télévision hollandaise (Cliquez ici)

– Qui gouverne le monde ? Les “experts internationaux” de France 5, la Chaine publique du Savoir, n’ont eux jamais entendu parler du Bilderbeg (Cliquez ici)

– Patrick Devedjian explique « son » Bilderberg (Cliquez ici)

– Documentaire de Jon Ronson réalisé en 2001 pour Channel 4 (Cliquez ici)

– Alex Jones face aux Bilderbergers Ottawa 2006 (Cliquez ici)

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http://www.cfr.org/

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Le Council on Foreign Relations (C.F.R) a été créé sur l’initiative de l’ineffable Colonel Edward Mandel House lors des déjeuners au Majestic Hotel de Paris du 19 et du 30 mai 1919.

Les statuts de l’organisation furent déposés en 1921, le CFR s’y présentait comme un groupe d’étude dont l’objet était d’assurer un dialogue permanent sur les questions internationales intéressant les États-Unis, en réunissant des spécialistes en diplomatie, finance, industrie, enseignement et sciences. Malgré l’appui de groupe de J.P Morgan et l’affiliation d’importantes personnalités, le CFR ne fit guère preuve d’activité jusqu’à ce que, en 1927, les Rockfeller aient commencé à lui porter intérêt. Ce sont eux, en particulier, qui financèrent l’achat du siège du C.F.R. en 1929 : la très luxueuse Harold Pratt House, 58 East 68 th Street à New-York City.

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Les fondations Carnegie, puis la Fondation Ford, apportèrent leur contribution. Et bientôt, on retrouvait parmi les affiliés au CFR tous ceux qui avaient travaillé à l’institution de la Fédéral Réserve Système, soutenu l’intervention des États-Unis dans la Grande Guerre, le Sionisme et la révolution Russe (les intérêts Schiff, Warburg, Morgan et Rockefeller principalement).
Le Council on Foreign Relation est un groupement restreint mais tous ces membres occupent des situations importantes dans le gouvernement, la politique, les affaires, la finance, l’enseignement, la presse écrite et parlée, la télévision, etc.

« Pile je gagne, face tu perds. »

Le Council on Foreign Relation est certainement l’une des organisations semi-publiques les plus influentes, à noter le fait qu’ont été membres du C.F.R :

– Cinq présidents des Etats Unis, dont trois Républicains, Herbert C. Hoover, le général Dwight Ike Eisenhower, Richard Nixon, et deux démocrates, Franklin D. Roosvelt et John Kennedy. Confirmant un certain souci d’avoir un pied dans chaque camp, et ceci surtout en période de tensions, de révolutions ou de guerres.
– Une vingtaine d’anciens ministres dont John Foster Dulles, Clarence Douglas Dillon, Robert Strange Mc Namara (président de la banque mondiale en 1968), Dean Rusk, le général Gorge Marshall, Averell Harriman (qui entretenu une collaboration financière active avec le régime nazi via l’Union Banking Corporation) et Arthur Goldberg, nommé juge à la Cour Suprême par le président Kennedy en 1962
– Au moins soixante dix membres de l’Administration Nixon dont «l’éminence grise de la Maison Blanche, Henry Kissinger, membre appointé dans l’équipe dirigeante du CFR qui réussira le tour de force d’être resté sans interruption le conseiller de cinq présidents, et depuis sa nommination auprès de Nixon le le 23 août 1973, la politique du Council On Foreign Relation est devenue la politique officielle des Etats Unis.

ci dessous, La Cabbale du CFR à la Maison Blanche sous G.W Bush en 2005. 14 des 17 décideurs présents sur l’image appartiennent au CFR, comprennent entre autres, Madeleine Albright, Dick Cheney, William Cohen, Collin Powell, Condoleeza Rice ainsi qu’en ancien membres Donald Rumsfeld (Commission Trilatérale) et Melvin Laird de la Défense.

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Le CFR publie Foreign Affairs, un magazine bimestriel mondialement connu et diffusé à environ 100 000 exemplaires en 2004. Le magazine parle essentiellement de relations internationales et de terrorisme et comment pourrait évoluer l’économie mondiale dans les années futures.

Dès 1922, le journal prestigieux du CFR, appella à un « gouvernement mondial » comme substituant de notre indépendance nationale. En émettant à plusieurs reprises ce même voeux au cours des années suivantes, Foreign Affairs publia son appel le plus explicite pour la fin de la souveraineté américaine comme l’as démontré l’article de 1974 de Richard N. Gardner intitulé « La Difficile Route Vers Un Ordre Mondial (The Hard Road To World Order) »

En admettant qu’un « gouvernement mondial instantané était malheureusement inaccessible », Gardner, professeur de psychiatrie et pédopsychiatrie à l’Université de Columbia et ancien officiel de Département d’Etat a passé « une fin exécutée (dirigée) de la souveraineté nationale, l’érodant morceau par morceau. » Il a aussi indiqué de nombreux groupes internationaux en cause pour leur compétences à « pouvoir produire quelques concessions remarquables de souveraineté qui ne pouvait pas être réalisée sur une base systématique. »

Consultable ICI dans les archives de la page web de Foreign Affairs.org

Autre éminent membre du CFR, le mentor de Bill Clinton: Carroll Quigley, professeur d’histoire à l’université de Georgetown, mentionne dans son livre “Tragedy & Hope : The History of the World in Our Time » dont la version fut rachetée et les planches détruites jusqu’à ce qu’internet permette une réédition complète de l’ouvrage d’origine de 1966.

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Téléchargement Torrent ICI


“Le CFR est une branche américaine d’une société qui a ses origines en Angleterre et qui croit que les barrières nationales devraient être effacées et qu’un seul gouvernement mondial devrait être établi.”

« En addition à ces objectifs pragmatiques, les autorités du capitalisme financier ont un autre but de grande envergure, rien de moins que celui de créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées, capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie mondiale dans son ensemble. Ce système devant être contrôlé en mode féodal par les banques centrales du monde agissant de concert, par des accords silencieux, a vu le jour lors de fréquentes réunions et conférences privées. Le sommet du système était la Banque des Règlements Internationaux de Bâle en Suisse, une banque privée possédée et contrôlée par les banques centrales du monde qui sont elles-mêmes des sociétés anonymes. Chaque banque centrale a cherché à dominer son gouvernement par sa capacité à contrôler les prêts du Ministère des Finances, à manipuler les échanges avec l’étranger, à influencer le niveau d’activité économique dans le pays, et à influencer les hommes politiques coopératifs par des récompenses économiques dans le monde des affaires. » (Tragedy and Hope, p.324)

« Il existe, et a existé depuis des générations, un réseau anglophile qui opère d’une certaine mesure, comme les communistes, selon l’image qu’en a l’extrême-droite. En fait, ce réseau, que l’on pourrait identifier comme Groupes de la Table Ronde, n’a pas d’aversions à coopérer avec les communistes ou tout autre groupe, et il le fait fréquemment. Je suis au courant des opérations de ce réseau parce que je l’ai étudié pendant vingt ans, et pendant deux ans, au début des années 1960, j’avais la permission d’examiner ses papiers et ses archives secrets. Je n’ai pas d’aversions vis-à-vis d’eux ou de la plupart de ses buts, pendant une grande partie de ma vie j’ai été proche de lui et de beaucoup de ses instruments. J’ai fait des objections, aussi bien dans le passé que récemment, à quelques unes de ses politiques, notamment à sa croyance que l’Angleterre est un pouvoir atlantique plutôt qu’européen et qu’elle doit être associée, voire fédérée aux États-Unis et qu’elle doit rester isolée de l’Europe, mais en générale, ma différence d’opinion la plus importante est qu’elle souhaite rester inconnue, alors que je crois que son rôle dans l’histoire est assez significatif pour mériter d’être connu. » (Tragedy and Hope, p.950)

« on doit bien comprendre que le pouvoir que ces énergiques militants de gauche ont exercé n’a jamais été leur pouvoir ou un pouvoir communiste mais il était en fait le pouvoir de la coterie financière internationale. » (Tragedy and Hope, p.954)

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http://www.trilateral.org/

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La Commission Trilatérale est une organisation privée qui fut créée en 1973 à l’initiative des principaux dirigeants du groupe Bilderberg et du Council on Foreign Relations (CFR), parmi lesquels David Rockefeller, Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski. Regroupant 300 à 400 personnalités parmi les plus distinguées et influentes -hommes d’affaires, politiciens et intellectuels- de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Asie Pacifique, le but officiel de cette organisation d’élite très peu médiatisée est de promouvoir et construire une coopération politique et économique entre ces trois zones clés du monde.

A l’instar du groupe Bilderberg, il s’agit d’un groupe partisan de l’idéologie mondialiste.Les membres de la Trilatérale se recrutent par cooptation aussi bien dans les cercles financiers et économiques que parmi les politiciens. Seul critère: Ils doivent être jugés capables de comprendre le grand dessein mondialiste et de travailler à sa réalisation, la Commission est aujourd’hui constituée de 150 membres européens, 100 membres américains et canadiens et 85 membres japonais.

Les membres de la trilatérale sont, ouvertement, démocrates, tout en ayant conscience du danger que la démocratie peut représenter pour leur entreprise: dès 1975, un rapport de la Trilatérale sur la « gouvernabilité » des démocraties notait « Plus un système est démocratique, plus il est exposé à des menaces intrinsèques ». D’autres part, les auteurs de ce rapport regrettent que la presse échappe souvent au contrôle exercé par les classes dirigeantes, et que des journalistes « tendent à s’organiser pour résister à la pression des intérêts financiers et gouvernementaux » (source : « The crisis of démocracy », p 35). Dans ces conditions il est nécessaire d’agir de telle sorte que les gouvernements conservent « le droit et la possibilité pratique de retenir l’information à la source (p 182) »

Réunis au sein de groupes de travail appelés « Task Forces », les membres de la commission Trilatérale sont chargés de réaliser des notes « draft reports » publiées dans les « Triangles papers » à la suite de délibération confidentielles. Elles sont ensuite distribuées à une pléiade de gouvernants et de dirigeants de groupes bancaires, médiatiques et industriels. Ces notes sont de véritables directives à respecter pour aller dans le sens des desideratas des leaders mondiaux auxquelles les membres doivent obéir. La liste non exhaustive de certains membres français peut être trouvée dans les pages du QUID (source : Editions Robert Laffont, Quid 2006, p 1040). Elle donne une idée de la capacité opérationnelle de la Commission Trilatérale.

Dans ses exemples d’influences sur la vie politique des nations, Le Monde Diplomatique soulignait le rôle considérable de la Trilatérale dans l’ascension fulgurante d’un modeste marchand de cacahuètes qui venait d’être porté à la Maison Blanche: « La candidature de Jimmy Carter a été préparée de longue main et soutenue jusqu’à la victoire par des hommes qui représentent le plus haut niveau de puissance. Parmi eux, les présidents de la Chase Manhattant Bank, de la Bank of America, de Bendix, Caterpillar, Lehman Brothers, Sears and Roebuck, Texas Instruments, Exxon, Hewlett-Packard, C.B.S.,etc. Ces hommes, avec quelques universitaires, des syndicalistes (aciérie, automobile) et seulement dix hommes politiques-dont bien entendu Jimmy Carter et le nouveau vice-président, Walter Mondale-, constituent la branche américaine de la « Commission Trilatérale », créée en 1973 par David Rockefeller et dirigée jusqu’à une date récente par le professeur Zbigniew Brzezinski, principal conseiller de Jimmy Carter ».

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L’internationalisme de Z.Brzezinski se fige dans son livre « Between Two Ages: America’s Role in the Technetronic Era », où il déplore l’état-nation et y révèle :

« Avec la division et l’éclipse du Christianisme, l’homme commença dès-lors à adorer une nouvelle déité : la nation. La nation est devenue un objet mystique revendiquant l’amour de l’homme et la fidélité. La nation en tant qu’état, avec la doctrine de souveraineté nationale, a fragmenté l’humanité.
Il ne pouvait pas fournir une structure raisonnable dans laquelle les relations entre des nations pourraient se développer. » Brzezinski voit l’Etat-Nation comme ayant seulement en partie augmenté la conscience sociale de l’homme et seulement partiellement soulagé la condition humaine.
« C’est pourquoi le Marxisme, » dit-t-il, « représente une nouvelle étape essentielle, vitale et créatrice dans le mûrissement et la vision universelle de l’homme. »
Le Marxisme, toujours selon Brzezinski « était la doctrine la plus puissante pour produire une conscience humaine universelle et laïque (séculaire). » Cependant, incarné en Union soviétique, le Communisme est devenu le dogme d’un parti et, sous Staline, « a été marié au nationalisme russe. »

Le secrétaire de la branche américaine de la mystérieuse société en 1976, Gérald C. Smith, ajoutait: « En aucun cas, la Trilatérale ne devait être anticommuniste ».
Cette collusion des financiers et des communistes illustre bien l’entente contre nature du Grand Capital et de la Révolution que les écrivains indépendants dénoncent depuis plus d’un demi-siècle.

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Trois grands noms français et grandes figures de la Construction européenne appartenant ou ayant appartenus à la Commission Trilatérale, Valéry Giscard d’Estaing (Père de la Constitution Européenne), Raymond Barre (ex-premier ministre) et Jacques Delors (ex-président de la Commission de Bruxelles) Puis toujours au devant de la scène politique, nous pouvons y trouver Patrick Devidjan, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Pierre Lellouche ou François Bayrou.

Les affiliés français de la Trilatérale se recrutent aussi bien à gauche qu’au centre ou à droite. Ceux qui se disent de Gauche vantant « l’internationalisme », et ceux qui se disent de Droite vantant le « Mondialisme », les deux branches ramenant au même tronc.

Dans la lignée de l’idéologie de la Trilatérale et de ses fondateurs, chacun est utilisé en fonction de son idéal et de sa compétence, les membres de Gauche étant employés à détruire la religion, la famille, l’éducation, l’ordre, l’armée, au nom du laïcisme libéral, pacifiste, généreux, égalitaire et de la justice sociale (sous de grands et éternels slogans porteurs). Les membres de la Droite sont utilisés quant à eux pour réduire à néant les petites exploitations agricoles, l’artisan, le petit commerce, les PME et le PMI au nom du libéralisme économique et du libre échange, dans l’intérêt, disent-ils, du dynamisme économique, de l’emploi et des consommateurs (toujours selon les mêmes types de slogans). Le tout couronné par des campagnes soit-disant antifascistes où l’on fera chanter en cœur Droite, Gauche et Centre, en faveur d’un mélange inter-racial, déracinant tous les individus (religion-culture-traditions-langue-histoire), déstabilisant les nations d’Asie (du Bassin Méditerranéen) et d’Europe, foyers et sources de la culture de l’Humanité.

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à lire étude complète selon le Monde Diplomatique

Pouvoir opaque de la Trilatérale: http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677

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